Un exercice d’évacuation incendie permet de vérifier que les occupants reconnaissent le signal d’alarme, utilisent les cheminements prévus, rejoignent le point de rassemblement et appliquent correctement les consignes de sécurité.
Dans les établissements où peuvent se trouver habituellement plus de 50 personnes, ainsi que dans ceux où sont manipulées certaines matières inflammables, les exercices et essais périodiques doivent être réalisés au moins tous les six mois. Dans les autres lieux de travail, des instructions d’évacuation restent obligatoires, mais le Code du travail ne fixe pas de périodicité générale précise. L’INRS recommande néanmoins d’organiser un exercice au minimum tous les six mois.
Ce guide présente les obligations applicables, la préparation de l’exercice, son déroulement, les points à observer et les informations à conserver dans le compte rendu.
Exercice d’évacuation : les règles à retenir
| Situation de l’établissement | Ce qui est prévu | Fréquence |
|---|---|---|
| Plus de 50 personnes peuvent y être habituellement réunies, ou des matières inflammables mentionnées à l’article R.4227-22 y sont manipulées | Consigne de sécurité incendie, exercices et essais périodiques, traçabilité dans un registre | Au moins tous les six mois |
| Autre lieu de travail | Instructions permettant l’évacuation des personnes | Le Code du travail ne fixe pas de périodicité générale précise ; l’INRS recommande également un exercice au minimum tous les six mois |
| ERP | Des prescriptions spécifiques peuvent compléter ou renforcer les règles du Code du travail | Selon le type, la catégorie et les textes applicables |
| IGH | Le chapitre VII du Code du travail ne s’applique pas ; les IGH relèvent de dispositions spécifiques | Selon la réglementation propre aux IGH |
| ICPE | Des prescriptions supplémentaires peuvent être imposées par le régime ou l’arrêté applicable à l’installation | Selon les prescriptions applicables au site |
La formule « tous les six mois » correspond à un intervalle maximal de six mois entre deux exercices concernés. Deux exercices rapprochés dans la même année civile ne suffisent donc pas à couvrir toute l’année.
L’exercice d’évacuation est-il obligatoire en entreprise ?
La réponse dépend des caractéristiques de l’établissement. Il est donc inexact d’affirmer, sans nuance, que toutes les entreprises sont soumises de la même manière à un exercice obligatoire « deux fois par an ».
Établissements de plus de 50 personnes ou présentant certains risques
L’article R.4227-34 du Code du travail vise notamment les établissements où peuvent se trouver habituellement réunies plus de 50 personnes, ainsi que ceux dans lesquels sont manipulées ou mises en œuvre, quel que soit l’effectif, des matières inflammables mentionnées à l’article R.4227-22.
Dans ces établissements, une consigne de sécurité incendie doit être établie et affichée. L’article R.4227-39 du Code du travail prévoit des exercices et essais périodiques au moins tous les six mois.
Un exercice d’évacuation ne couvre pas nécessairement, à lui seul, tous les apprentissages prévus par l’article R.4227-39 du Code du travail. Il s’intègre dans l’organisation globale de sécurité incendie de l’établissement.
Leur date et les observations relevées doivent être consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Entreprises qui ne relèvent pas de cette consigne
Dans les autres établissements, l’article R.4227-37 du Code du travail impose néanmoins d’établir des instructions permettant l’évacuation des personnes présentes dans les locaux.
Le Code du travail ne fixe pas, pour ces établissements, une périodicité générale aussi précise. L’INRS recommande toutefois d’organiser un exercice d’évacuation au minimum tous les six mois.
Cette fréquence permet de maintenir les réflexes, d’intégrer les nouveaux arrivants et de vérifier que l’organisation reste adaptée.
Cas des ERP, IGH et ICPE
Pour les ERP, des prescriptions spécifiques de sécurité incendie peuvent compléter les règles du Code du travail. Pour les IGH, le chapitre VII du Code du travail ne s’applique pas : ces immeubles relèvent de dispositions spécifiques.
Les ICPE peuvent également être soumises aux prescriptions propres à leur régime ou à leur arrêté.
Pour replacer l’évacuation dans l’ensemble de la démarche de prévention, consultez également les obligations de l’employeur en matière de sécurité incendie.
À retenir sur la fréquence des exercices
La règle « au moins tous les six mois » signifie que l’intervalle entre deux exercices et essais périodiques concernés ne doit pas dépasser six mois. Il ne suffit donc pas de réaliser deux exercices à n’importe quelles dates au cours d’une même année civile. Pour les établissements auxquels cette périodicité ne s’impose pas directement, elle constitue une recommandation de prévention de l’INRS.
Qu’est-ce qu’un exercice d’évacuation incendie ?
L’exercice d’évacuation est une mise en situation organisée dans un établissement afin de tester la capacité des personnes présentes à quitter les locaux ou à être mises en sécurité conformément aux consignes prévues.
Il permet de faire reconnaître le signal d’alarme, de tester les cheminements et les issues, de vérifier l’organisation humaine ainsi que le regroupement au point de rassemblement. Il doit aussi intégrer les visiteurs, prestataires et personnes nécessitant une assistance, puis déboucher sur des actions correctives concrètes.
L’exercice d’évacuation ne doit pas être confondu avec un simple essai d’alarme, une formation à la manipulation des extincteurs ou une formation d’équipier d’évacuation, guide-file, serre-file et coordinateur. Ces actions sont complémentaires, mais chacune répond à un objectif différent.
Pour travailler simultanément la première intervention et l’évacuation directement sur site, EVINCEL propose également une formation EPI et évacuation en unité mobile.
Pourquoi organiser des exercices d’évacuation incendie ?
Une procédure d’évacuation ne doit pas rester un document affiché sur un mur. Elle doit être comprise, appliquée et testée régulièrement. Lors d’un incendie, le stress, la fumée, le bruit, la panique ou la méconnaissance des lieux peuvent ralentir l’évacuation et mettre les personnes en danger.
L’exercice incendie permet de vérifier concrètement si les salariés savent reconnaître le signal d’alarme, emprunter les bons cheminements d’évacuation, rejoindre le point de rassemblement, appliquer les consignes et réagir correctement face à une situation d’urgence.
Il permet également d’identifier les points faibles de l’organisation : issue encombrée, signal d’alarme mal entendu, absence de guide-file ou serre-file, consigne mal comprise, point de rassemblement inadapté, difficulté d’évacuation d’une personne à mobilité réduite ou manque de coordination entre les équipes.
Quand faut-il refaire un exercice d’évacuation ?
Un exercice supplémentaire est pertinent après :
- un déménagement ;
- des travaux ou un réaménagement important ;
- la modification d’un cheminement, d’une issue ou du point de rassemblement ;
- une évolution notable des effectifs ou des horaires ;
- le remplacement des personnes chargées de l’évacuation ;
- une modification du système d’alarme ou des consignes ;
- une anomalie constatée lors de l’exercice précédent.
Comment préparer un exercice d’évacuation incendie en entreprise ?
Un exercice utile se prépare en fonction des locaux, de l’activité, des effectifs, des horaires et des risques réels du site.
1. Définir des objectifs précis
Avant de choisir un scénario, déterminez ce que vous souhaitez tester :
- l’audibilité de l’alarme ;
- la réaction du personnel ;
- le fonctionnement de l’équipe d’évacuation ;
- l’utilisation d’une issue secondaire ;
- la prise en charge des visiteurs ;
- le recensement au point de rassemblement ;
- l’organisation d’un bâtiment ou d’une zone particulière.
Un exercice ne doit pas nécessairement chercher à tout tester simultanément dès la première mise en situation. Une progression permet d’obtenir des résultats plus fiables et de faire monter les équipes en compétence.
2. Examiner les consignes et les plans
Les consignes doivent correspondre à la configuration réelle des locaux.
Vérifiez les itinéraires, les issues, les escaliers, le point de rassemblement, les moyens d’alarme, les modalités d’appel des secours et les dispositions prévues pour les personnes nécessitant une assistance.
Après des travaux ou une modification des locaux, faites également contrôler vos plans d’évacuation et d’intervention incendie.
3. Vérifier les cheminements et les équipements
Avant l’exercice, assurez-vous notamment que :
- les dégagements et issues de secours sont accessibles et non encombrés ;
- les portes prévues pour l’évacuation peuvent être utilisées ;
- la signalisation et l’éclairage de sécurité sont visibles ;
- le signal d’alarme est distinct et audible dans les différentes zones ;
- le point de rassemblement est identifié, accessible et suffisamment éloigné des risques ;
- les consignes affichées sont lisibles et à jour ;
- les dispositifs de mise en sécurité prévus pour les personnes handicapées sont connus.
4. Désigner les guides-files, serre-files et le coordinateur d’évacuation
| Fonction | Mission principale pendant l’évacuation |
|---|---|
| Responsable ou coordinateur d’évacuation | Centraliser les informations, superviser le regroupement et transmettre les éléments utiles aux secours |
| Guide-file | Diriger les occupants vers une sortie utilisable puis vers le point de rassemblement |
| Serre-file | Vérifier sa zone, si les conditions le permettent et sans s’exposer, puis signaler les locaux contrôlés et les difficultés |
| Personne chargée de l’alerte | Appliquer la procédure d’appel des secours prévue par l’établissement |
| Chargé d’accueil des secours | Se positionner à l’accès défini et transmettre les informations disponibles |
| Observateurs | Relever les temps, comportements, obstacles, écarts et points positifs sans diriger l’exercice, sauf danger |
Pour rendre cette organisation réellement opérationnelle, les personnes désignées doivent connaître leur zone, leurs missions, leurs limites d’intervention et les modalités de remontée des informations au point de rassemblement.
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Les appellations « guide-file » et « serre-file » ne sont pas imposées telles quelles par le Code du travail. Celui-ci prévoit cependant l’identification des personnes chargées de diriger l’évacuation dans les établissements concernés.
Les rôles, les zones et les remplaçants doivent être adaptés aux effectifs, aux horaires, au télétravail et aux absences possibles.
5. Prendre en compte toutes les personnes présentes
L’exercice doit intégrer les réalités du site :
- salariés ;
- visiteurs ;
- intérimaires ;
- stagiaires ;
- livreurs ;
- entreprises extérieures ;
- personnels isolés ;
- personnes en situation de handicap.
Les modalités d’évacuation ou de mise en sécurité d’une personne nécessitant une assistance doivent être définies en amont.
Une mise en situation ne doit jamais conduire à improviser un portage, un transfert ou une manœuvre dangereuse. Lorsque des espaces d’attente sécurisés ou des solutions équivalentes sont prévus, leur localisation et leur utilisation doivent être connues des personnes concernées.
6. Choisir un scénario réaliste et sûr
Le scénario doit être adapté au niveau de préparation des équipes. Il peut simuler :
- un départ de feu dans une zone déterminée ;
- une issue rendue fictivement indisponible ;
- une alarme difficilement perçue dans un atelier bruyant ;
- la présence d’un visiteur à prendre en charge ;
- une personne fictivement manquante au point de rassemblement ;
- l’utilisation d’un cheminement alternatif ;
- l’évacuation d’un bâtiment occupé par plusieurs entreprises.
Aucun effet de simulation ne doit créer un danger réel.
L’utilisation de fumée pédagogique, la neutralisation fictive d’une issue ou tout scénario complexe doivent être strictement encadrés. Il ne faut jamais bloquer réellement une sortie nécessaire, provoquer un mouvement de panique ou déclencher une intervention des secours par erreur.
7. Préparer l’observation et les critères d’arrêt
Répartissez les observateurs dans les zones utiles et fournissez-leur une grille commune.
Prévoyez également la manière d’interrompre immédiatement l’exercice si un accident, un malaise, un départ de feu réel ou une autre situation dangereuse survient.
Exercice annoncé ou inopiné : que choisir ?
Le Code du travail n’impose pas qu’un exercice soit réalisé par surprise. Le choix dépend du niveau de maturité de l’organisation.
Un premier exercice annoncé facilite l’apprentissage : les rôles sont expliqués, les occupants connaissent le principe de la mise en situation et les observateurs peuvent se concentrer sur les fondamentaux.
Lorsque l’organisation est mieux maîtrisée, un exercice partiellement annoncé ou inopiné peut permettre d’évaluer les réactions avec davantage de réalisme.
Même lors d’un exercice inopiné pour les occupants, les personnes indispensables à la sécurité du site doivent être informées : direction, responsable sécurité, accueil, maintenance, poste de sécurité, télésurveillance ou gestionnaire du bâtiment selon l’organisation.
Les modalités retenues doivent éviter tout appel injustifié aux sapeurs-pompiers.
Comment se déroule l’exercice le jour J ?
Le déroulement type comprend sept phases.
- Déclenchement du scénario et de l’alarme. L’heure exacte est relevée et les observateurs se placent sans gêner les déplacements.
- Réaction des occupants. Les personnes interrompent leur activité et appliquent les consignes de l’établissement.
- Évacuation ou mise en sécurité. Les occupants empruntent les cheminements utilisables. Les ascenseurs ordinaires ne sont pas utilisés, sauf dispositif et procédure spécifiques prévus à cet effet.
- Contrôle des zones. Les personnes désignées vérifient les locaux relevant de leur mission sans se mettre en danger et sans pénétrer dans une zone supposée enfumée.
- Regroupement. Les occupants rejoignent le point prévu et restent disponibles pour le recensement. Aucun retour dans les locaux ne doit avoir lieu avant l’autorisation donnée selon la procédure.
- Recensement et remontée d’informations. Les personnes manquantes, les zones non vérifiées et les anomalies sont signalées au coordinateur.
- Fin de l’exercice et débriefing à chaud. Le responsable annonce clairement la fin de la mise en situation, puis recueille les premières observations.
Que faut-il observer et chronométrer ?
Il n’existe pas de temps maximal universel valable pour tous les bâtiments.
La durée dépend notamment de la configuration des locaux, de l’effectif, de l’activité, du scénario et des personnes présentes. Le chronométrage sert à comprendre le déroulement et à mesurer les progrès d’un exercice à l’autre, pas à rechercher un chiffre artificiel au détriment de la sécurité.
| Point contrôlé | Questions à poser |
|---|---|
| Alarme | A-t-elle été entendue et reconnue dans toutes les zones ? |
| Temps de réaction | Combien de temps s’est écoulé avant le début des déplacements ? |
| Cheminements | Les itinéraires prévus ont-ils été utilisés ? Des obstacles ont-ils été rencontrés ? |
| Comportements | Les occupants ont-ils gardé leur calme et respecté les consignes ? |
| Équipe d’évacuation | Les rôles étaient-ils compris, couverts et coordonnés ? |
| Locaux isolés | Sanitaires, salles de réunion, locaux techniques et zones peu fréquentées ont-ils été pris en compte ? |
| Publics particuliers | Visiteurs, prestataires et personnes nécessitant une assistance ont-ils été correctement intégrés ? |
| Point de rassemblement | Était-il accessible, sécurisé et correctement utilisé ? |
| Recensement | Les informations étaient-elles fiables et transmises rapidement ? |
| Accueil des secours | L’accès, l’interlocuteur et les informations à communiquer étaient-ils définis ? |
Après l’exercice : compte rendu et actions correctives
Après chaque exercice d’évacuation incendie, il est recommandé d’établir un compte rendu permettant de conserver les observations réalisées, les difficultés rencontrées et les actions correctives décidées. Ce rapport facilite le suivi de l’organisation et permet de comparer les résultats d’un exercice à l’autre.
Pour les établissements relevant de l’article R.4227-39, la date et les observations liées aux exercices et essais doivent être inscrites dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Que faut-il consigner dans le compte rendu ?
Un compte rendu plus détaillé transforme l’exercice en plan d’amélioration. Il peut préciser :
- le site et les zones concernés ;
- la date et le scénario ;
- l’effectif présent ;
- le caractère annoncé ou inopiné ;
- les principaux temps relevés ;
- les points forts ;
- les anomalies observées ;
- les actions correctives ;
- le responsable et l’échéance de chaque action ;
- la date du prochain exercice.
Les erreurs qui rendent un exercice peu utile
Les difficultés les plus fréquentes sont souvent simples, mais elles peuvent fortement ralentir une évacuation réelle :
- réduire l’exercice à un chronométrage sans analyser les comportements ;
- utiliser une alarme que certains occupants ne reconnaissent ou n’entendent pas ;
- oublier les sanitaires, locaux isolés, visiteurs, prestataires ou travailleurs isolés ;
- laisser des issues ou circulations encombrées ;
- ne prévoir aucun suppléant aux personnes chargées de l’évacuation ;
- improviser la prise en charge d’une personne nécessitant une assistance ;
- choisir un point de rassemblement exposé ou gênant l’intervention des secours ;
- terminer sans débriefing, responsable désigné ni échéance de correction.
Modèle simple de plan d’actions après l’exercice
Pour chaque difficulté observée, le compte rendu doit préciser :
- le constat réalisé pendant l’exercice ;
- le risque ou la conséquence possible ;
- l’action corrective à mettre en œuvre ;
- la personne responsable de cette action ;
- l’échéance prévue ;
- la date de vérification de sa réalisation.
Ce suivi permet de transformer les observations de l’exercice en améliorations concrètes et vérifiables.
Peut-on organiser l’exercice en interne ?
L’employeur peut organiser l’exercice avec des personnes internes compétentes et connaissant bien le site. Aucun texte général n’impose de recourir systématiquement à un organisme extérieur.
Un accompagnement externe apporte toutefois un regard indépendant et une méthode d’observation structurée. Il est particulièrement utile pour :
- un premier exercice ;
- un site complexe ;
- plusieurs bâtiments ou entreprises ;
- des effectifs importants ;
- des horaires décalés ;
- une organisation à reconstruire ;
- des anomalies récurrentes.
L’intervenant extérieur peut préparer un scénario adapté, répartir les observateurs, chronométrer les phases importantes, animer le débriefing et produire un compte rendu opérationnel.
L’employeur conserve la responsabilité de l’organisation de la sécurité et de la mise en œuvre des actions correctives.
Que doit contenir une procédure d’évacuation incendie ?
Une procédure d’évacuation incendie efficace doit être simple, claire et adaptée au terrain. Elle doit indiquer les actions à réaliser dès le déclenchement de l’alarme, les itinéraires d’évacuation, les issues de secours, les points de rassemblement, les consignes de mise en sécurité et les rôles de chacun.
La consigne réglementaire doit reprendre les éléments prévus par le Code du travail. Pour rendre l’organisation d’évacuation réellement opérationnelle, la procédure peut également préciser :
- le signal d’alarme à reconnaître ;
- les cheminements d’évacuation à emprunter ;
- l’emplacement des issues de secours ;
- le ou les points de rassemblement ;
- les personnes chargées de guider l’évacuation ;
- les personnes chargées de vérifier les locaux ;
- les consignes pour les visiteurs, intérimaires, stagiaires et entreprises extérieures ;
- les modalités de prise en charge des personnes en situation de handicap ;
- les consignes d’appel des secours ;
- les interdictions à respecter, notamment ne pas utiliser les ascenseurs dès le déclenchement de l’alarme, sauf dispositions spécifiques prévues par l’établissement, et ne pas revenir en arrière.
Une procédure efficace doit être connue des salariés, affichée de manière visible et cohérente avec les plans d’évacuation, les plans d’intervention, les consignes incendie et le registre de sécurité.
Organiser un exercice d’évacuation avec EVINCEL
EVINCEL organise des exercices d’évacuation directement dans les entreprises, collectivités, ERP, bureaux, ateliers, entrepôts et sites industriels à Lyon, dans le Rhône et en Auvergne-Rhône-Alpes.
L’intervention peut comprendre l’analyse préalable des consignes, la préparation du scénario, l’observation de l’évacuation, le chronométrage des principales phases, le débriefing et la remise d’un compte rendu avec les actions correctives recommandées.
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FAQ – Exercices incendie et procédures d’évacuation
Un exercice d’évacuation incendie est-il obligatoire en entreprise ?
Dans les établissements devant disposer d’une consigne de sécurité incendie, celle-ci prévoit des exercices et essais périodiques. Dans les autres établissements, l’employeur doit établir des instructions permettant d’assurer l’évacuation des occupants. Même lorsqu’aucune fréquence précise n’est imposée par le Code du travail, l’organisation régulière d’exercices reste recommandée afin de vérifier l’efficacité réelle des consignes.
À quelle fréquence faut-il organiser un exercice incendie ?
Dans les établissements soumis à l’article R.4227-39 du Code du travail, les exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois. Pour les autres établissements, le Code du travail ne fixe pas de fréquence précise, mais l’INRS recommande également un exercice d’évacuation au minimum tous les six mois. Un nouvel exercice est également pertinent après une modification importante des locaux, des effectifs, des cheminements ou de l’organisation.
Qui doit participer à l’exercice d’évacuation incendie ?
L’exercice doit associer les travailleurs concernés et prendre en compte toutes les catégories de personnes présentes sur le site : salariés, visiteurs, intérimaires, stagiaires, prestataires et entreprises extérieures. Les modalités de participation peuvent être adaptées au scénario, à la configuration des locaux et au périmètre retenu pour l’exercice.
Que doit contenir une procédure d’évacuation incendie ?
Une procédure d’évacuation incendie doit préciser le signal d’alarme, les cheminements d’évacuation, les issues de secours, le point de rassemblement, le rôle des guides-files et serre-files, les consignes d’appel des secours et les modalités de prise en charge des personnes en situation de handicap.
L’exercice doit-il être inscrit dans un registre et quelles informations conserver ?
Pour les établissements relevant de l’article R.4227-39, la date de l’exercice et les observations relevées doivent être consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. Dans les autres établissements, conserver une trace de l’exercice, des difficultés rencontrées et des actions correctives constitue une bonne pratique indispensable au suivi de la prévention.
Les salariés doivent-ils être prévenus à l’avance ?
Ce n’est pas une obligation générale.
Un premier exercice annoncé favorise l’apprentissage. Un exercice partiellement annoncé ou inopiné peut ensuite tester les réactions avec davantage de réalisme, à condition que la sécurité du site soit maîtrisée et que les personnes indispensables soient informées.
Les guides-files et serre-files sont-ils obligatoires ?
Le Code du travail n’impose pas ces intitulés précis. Dans les établissements soumis à une consigne, celle-ci identifie notamment les personnes chargées de diriger l’évacuation.
Une organisation reposant sur des guides-files, serre-files, responsables ou coordinateurs constitue une méthode couramment utilisée et recommandée, à adapter à chaque site.
Combien de temps doit durer une évacuation ?
Il n’existe pas de durée réglementaire universelle applicable à tous les bâtiments.
Le temps relevé doit être analysé selon la configuration, l’effectif, l’activité, le scénario et les besoins particuliers des occupants. L’objectif est d’évacuer ou de mettre en sécurité rapidement, sans précipitation dangereuse.
Sources réglementaires et techniques
- Code du travail, article R.4227-34
- Code du travail, article R.4227-37
- Code du travail, article R.4227-38
- Code du travail, article R.4227-39
- Code du travail, article R.4227-1
- INRS — La formation au risque d’incendie : quelles obligations pour l’employeur ?
- INRS — Évacuation, intervention et consignes de sécurité
Publié le 08/09/2026 – Mis à jour le 19/09/2026. Rédigé par EVINCEL Formation et relu par Lucien DAMET, formateur spécialisé dans la réglementation liée à l’évacuation en ERP, IGH et ERT.
